Automédication : 44 % des parents se trompent de doses pour leurs enfants

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/automedication-44-des-parents-se-trompent-de-doses-pour-leurs-enfants_s.jpgLes parents mais aussi le personnel des centres de santé maîtrisent mal l’usage des médicaments en vente libre et font ainsi courir des risques importants de surdosage aux enfants, selon une étude australienne qui a été présentée au congrès annuel de la Fédération Pharmaceutique Internationale.

Pendant 5 mois, le Dr Rebekah Moles et ses collègues de l’Université de Sydney ont proposé à 97 adultes d’un centre de santé (53 mères, 7 pères et 37 membres du personnel de soins) de réagir à un certain nombre de scénarios impliquant un enfant âgé de moins de 5 ans, comme par exemple un enfant ayant de la fièvre, irritable mais qui continue à manger, boire et jouer.

Les participants avaient à leur disposition les médicaments en libre accès, ainsi que différents ustensiles pour doser les produits dont les cuillères. Ils devaient alors expliquer leur choix thérapeutique et, au cas où ils décideraient d’administrer un médicament, la dose et le moment de l’administration. Le risque de mal mesurer la bonne quantité est d’autant plus grand que les doses pour les enfants sont faibles, ont souligné les auteurs.

« En considérant l’ensemble des scénarios, 44 % des participants auraient donné une mauvaise dose et seulement 64 % d’entre eux ont été capables de mesurer avec précision la dose qu’ils voulaient effectivement administrer. Par ailleurs, 15 % des participants donneraient un médicament sans prendre la température de l’enfant et 55 % donneraient un médicament en cas de température inférieure à 38 °C », a rapporté le Dr Moles.

Le paracétamol arrive en tête des médicaments qu’utiliseraient les participants, même pour soigner la toux et des rhumes ; il s’agit également du médicament le plus utilisé (61 %) en l’absence de fièvre. Seuls 14 % des personnels de santé ont géré correctement un épisode de fièvre dans cette étude.

Face à ces résultats, loin d’être isolés et propres à l’Australie aux dires des auteurs, il est urgent de revoir l’usage des médicaments en libre accès chez les enfants, conseille le Dr Moles. Pour les personnels de santé, il est impératif qu’ils comprennent mieux quand et comment administrer un médicament, a-t-elle souligné avant de rappeler que selon le rapport annuel du centre anti-poison du New South Wales, près de la moitié des 119 000 appels reçus en  2008 concernaient des overdoses accidentelles chez des enfants, dont 15 % ont conduit à des hospitalisations. Plus de 85 % des appels concernant des surdosages accidentels chez l’enfant impliquaient des enfants de moins de 5 ans et près de 80 % de moins de 3 ans.

Source : Doctissimo

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