Bientôt un nouveau traitement contre l’asthme ?

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/bientot-un-nouveau-traitement-contre-l-asthme_s.jpgUne équipe de l’Inserm a découvert le moyen d’éliminer la maladie respiratoire chez la souris.

Fléau moderne, frappant tous les pays occidentaux, l’asthme empêche 15 % des Français de respirer normalement. Mais depuis quelques jours, la peur a changé de camp. La maladie, qui semblait indétrônable, observe les laboratoires toulousains d’un air inquiet. Une équipe de chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), installée au CHU de Purpan, vient de découvrir un moyen de neutraliser l’infection respiratoire chez la souris. Les phases de tests sur l’homme débutent actuellement, et si elles se révèlent convaincantes, c’est une révolution thérapeutique qui pourrait avoir lieu. Et pour cause.

« UN ESPOIR POUR LES MALADES »

En réussissant à mieux comprendre la raison du dérèglement du système immunitaire à l’origine des crises d’asthme, les scientifiques ont mis au jour un mécanisme permettant de bloquer l’action de la maladie. Chez les asthmatiques, ce sont les lymphocytes Th2, cellules chargées de coordonner la défense contre les parasites, qui sont à l’origine des symptômes. Croyant faire face à une menace, ces mauvais soldats surréagissent pour lutter contre un ennemi inexistant, et provoquent ainsi des difficultés respiratoires. « Avec Jean-Charles Guéry, nous avons trouvé un moyen d’empêcher ces lymphocytes hypersensibles d’intervenir à tord chez la souris, en bloquant des canaux nécessaires à leur activation », explique Lucette Pelletier, directrice de recherche à l’Inserm. « Ce mécanisme de blocage permet d’empêcher la réaction inflammatoire sans pour autant perturber le système immunitaire », précise-t-elle.

Pour que cette découverte puisse être utilisée pour vaincre l’asthme chez l’homme, les chercheurs devront s’assurer que ces fameux canaux n’existent pas seulement chez les rongeurs de laboratoires. Mais si les pronostics des équipes de l’Inserm s’avèrent exacts, d’autres pathologies de type allergiques pourraient aussi bénéficier de cette avancée scientifique.

« Il n’est pas encore sûr que l’on puisse produire des médicaments à partir de nos recherches, temporise Lucette Pelletier. Mais il s’agit tout de même d’un espoir raisonnable pour les malades ». Car, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’asthme est loin d’être un mal bénin. « C’est quelque chose de chronique et de très handicapant. D’autant plus qu’on estime que 50 % des asthmes sont aujourd’hui mal traités ou négligés », conclut la spécialiste.

Source : La Dépêche

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