La peur de l’hypoglycémie est un obstacle à l’exercice pour les diabétiques de types 1

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/f52aeb7d6c4a3c762dd81d0654c27074.jpgUne nouvelle étude dans le journal Diabetes Care révèle que les personnes redoutant le plus l’activité physique sont celles qui contrôlent le moins bien leur diabète

Selon une nouvelle étude publiée dans le numéro de novembre de Diabetes Care, une majorité de diabétiques évitent l’activité physique par crainte de l’hypoglycémie (faible taux de sucre dans le sang) provoquée par l’exercice et par crainte de graves conséquences, notamment la perte de conscience. Cette nouvelle étude repose sur des enquêtes précédentes qui constataient que 60 % des adultes souffrant de diabète ne sont pas physiquement actifs, et ce malgré les bienfaits connus de l’exercice.

« Nos résultats ont confirmé nos soupçons, déclare Dr Rémi Rabasa-Lhoret, co-auteur de l’étude, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et endocrinologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). On sait que l’exercice améliore la santé des diabétiques. On serait donc porté à croire que ces derniers resteraient actifs. Pourtant, nos résultats montrent que les diabétiques de type 1, tout comme le reste de la population, n’aiment pas beaucoup l’exercice. »

Mauvaise compréhension du métabolisme de l’insuline

Cinquante femmes et cinquante hommes atteints du diabète de type 1 ont répondu à un questionnaire visant à évaluer les obstacles qui les empêchent de faire de l’activité physique. Les plus grands obstacles étaient la peur de l’hypoglycémie, la difficulté de trouver du temps pour faire de l’exercice, la peur de ne plus pouvoir contrôler leur diabète et une mauvaise condition physique.

Lorsqu’on leur a posé d’autres questions, seulement cinquante-deux participants ont démontré une bonne connaissance du métabolisme et de la production de l’insuline. Les personnes qui comprenaient le mieux le fonctionnement de l’insuline dans leur corps étaient celles qui craignaient le moins l’activité physique. Les chercheurs soulignent qu’il est essentiel que les diabétiques soient bien renseignés et qu’ils adaptent leurs doses d’insuline et leurs habitudes alimentaires pour prévenir l’hypoglycémie à la suite d’une activité physique.

À propos du diabète de type 1

Le diabète de type 1 apparaît lorsque les cellules spécialisées du pancréas (les cellules des îlots Langerhans) ne produisent plus d’insuline. L’insuline aide à réguler le taux de glucose sanguin et est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme. Le diabète de type 1 se développe habituellement au cours de l’enfance ou de l’adolescence, et il compte pour dix pour cent des cas de diabète au Canada.

Source: Université de Montréal

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