Les personnes sociables et calmes auraient moins de chance de souffrir de démence

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/ed511f40ff3d8872796d76bf4023b652.jpgLes personnes sociables et plutôt calmes auraient plus de chances de ne pas être atteintes par la démence avec le temps, selon une étude publiée ce mercredi 21 janvier dans le journal de l’Académie Américaine de la Neurologie, Neurology.

L’étude a porté sur 506 personnes âgées qui ne présentaient pas de démence au début de l’étude. Elles ont répondu aux questionnaires sur leur personnalité et leur style de vie. Les questions sur la personnalité servaient à identifier la névrose – un terme qui décrit quelqu’un de facilement peiné, et le niveau d’extraversion chez l’individu. Côté style de vie, le questionnaire a analysé la fréquence de participation aux activités de loisirs et la richesse de leur réseau social.

Les individus qui n’étaient pas facilement peinés étaient plus calmes et satisfaits d’eux-mêmes, par rapport à ceux facilement bouleversés, qui étaient instables émotionnellement, négatifs et nerveux. Les gens ouverts présentaient un haut niveau d’extraversion, et étaient plus optimistes, par rapport à ceux avec un faible niveau d’extraversion, qui étaient réservés et introspectifs. L’étude a duré six ans, et au cours de cette période, 144 personnes ont été atteintes de démence.

Selon les résultats, les personnes qui n’étaient pas actives au niveau social, mais qui étaient calmes et détendues, avaient 50% moins de chance de développer une démence, par rapport à celles qui étaient isolées et enclines au désarroi. Le risque de démence était réduit aussi de 50% chez les individus sociables et calmes, par rapport à ceux qui étaient sociables mais enclins au désarroi.

« Dans le passé, les études ont montré que le désarroi chronique peut affecter certaines régions du cerveau, et entraîne la démence. Mais ces résultats suggèrent qu’une personnalité calme et sociable, combinée à un style de vie socialement actif, peuvent réduire le risque de démence en plus », explique l’auteur de l’étude Hui-Xin Wang, à Karolinska Institute de Stockholm en Suède.

« Les résultats sont précoces, et il faut plus de recherches pour déterminer comment le style de vie influe sur le risque de démence. Pourtant, la bonne nouvelle, c’est qu’on peut facilement changer les facteurs du style de vie; les facteurs génétiques, on ne peut pas les modifier ».

Source : santé-médecine.commentcamarche.net

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