Papillomavirus : il toucherait 56% des jeunes en début de relation

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/papillomavirus-il-toucherait-56-des-jeunes-en-debut-de-relation_s.jpgUne recherche menée conjointement par plusieurs universités et services hospitaliers canadiens a révélé que plus de la moitié des jeunes adultes (56%) contractent le virus du papillome humain (VPH) lors de relations sexuelles avec un nouveau partenaire.

Il s’agit de la première étude menée à grande échelle sur l’infection au VPH, au sein de couples au début de leur vie sexuelle, soit lorsque le risque de transmission est le plus élevé. Les résultats indiquent également qu’il y a une forte probabilité de transmission du VPH entre partenaires. Les chercheurs ont observé que chez 42 % des couples, lorsque l’un des partenaires est atteint du VPH, l’autre a également été infecté.

« L’infection au VPH est très courante chez les jeunes adultes et [nos résultats] soulignent l’importance de la mise en œuvre de programmes de prévention des maladies associées au VPH, comme le cancer du col de l’utérus, explique le Dr Ann Burchell. Nos résultats laissent également entendre que le VPH est un virus facile à contracter et à transmettre. »

Les participants à l’étude étaient des jeunes femmes et leurs partenaires masculins, en couple depuis six mois ou moins. Les participants ont dû remplir des questionnaires où ils répondaient à des questions sur leur historique sexuel. Ils ont également fourni des spécimens génitaux pour que soit testée en laboratoire la présence d’une infection au VPH. Le recrutement de l’étude se poursuit.

« Notre étude est la première à investiguer la transmission du VPH chez un nombre important de nouveaux couples parmi les jeunes adultes, souligne le Dr François Coutlée. Les résultats suggèrent qu’un grand nombre de transmissions du VPH se produisent au début de nouvelles relations, renforçant du coup l’importance de la prévention. »

Le VPH est transmis sexuellement et cause divers cancers, dont celui du col de l’utérus, de la vulve, du vagin, de l’anus et du pénis. Bien que les virus VPH soient communs (plus de 70% des femmes et des hommes souffriront de ce type d’infection à un moment de leur vie), la grande majorité des infections sont asymptomatiques et durent au plus un an ou deux. Moins de 1% des femmes qui contractent le VPH développent un cancer du col de l’utérus.

Source : Maxisciences

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