L’aspirine préviendrait le cancer colo-rectal

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/l-aspirine-previendrait-le-cancer-colo-rectal_s.jpgLes patients à très haut risque génétique pourraient en bénéficier.



L’espoir d’un traitement préventif du cancer anime tous les chercheurs mais aussi les personnes présentant des risques élevés. C’est le cas de celles atteintes du syndrome de Lynch, une anomalie génétique qui augmente considérablement le risque de cancer, notamment colo-rectal mais aussi d’autres organes comme l’endomètre. Dans ce syndrome rare, mais qui reste la cause la plus fréquente de cancers colo-rectaux héréditaires, les patients doivent notamment subir des coloscopies au maximum tous les deux ans dès l’âge de 20 ans. L’objectif est bien sûr de détecter précocement le cancer colo-rectal dont on sait qu’il frappera plus d’un de ces malades sur trois.

L’étude publiée vendredi dans la revue internationale The Lancet, devrait redonner un peu d’espoir à ces patients pour qui l’âge moyen de découverte d’un cancer colo-rectal est de 42 ans (parfois même avant 25 ans). Ce travail démontre en effet le rôle préventif de l’aspirine. Sur plus de 850 personnes, la moitié prenant de l’aspirine et l’autre moitié un placebo, il apparaît que les malades ayant pris chaque jour 600 mg d’aspirine pendant 2 ans ont vu leur risque de cancer colo-rectal réduit d’un tiers par rapport à ceux prenant un placebo (produit inactif). Et cela sans effets indésirables particuliers. Les auteurs ont observé 18 cancers pour 427 patients dans le groupe sous aspirine contre 30 pour 434 patients sous placebo. Continuer la lecture de « L’aspirine préviendrait le cancer colo-rectal »

Epidémie en Allemagne : quelles sont les conséquences d’une infection à E.Coli

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/epidemie-en-allemagne-quelles-sont-les-consequences-d-une-infection-a-e-coli_s.jpgDans la plupart des cas l’infection à Escherichia coli provoque une diarrhée sévère. Mais en Allemagne, la bactérie est également responsable d’une affection sévère : le syndrome hémolytique-urémique, pouvant être mortelle.

Une bactérie répandue



Escherichia coli (E. coli) est une bactérie habituellement présente dans le tube digestif de l’homme et des ruminants. La plupart des souches de E. coli sont sans danger. Certaines souches, cependant, comme les souches entérohémorragiques (ECEH), peuvent être à l’origine de toxi-infections alimentaires (TIA) graves.

Les infections à E.coli sont fréquentes, se produisent généralement suite à la consommation d’aliments crus contaminés comme la viande hachée mal cuite (on parlait même de maladie du hamburger aux Etats-Unis), fromages au lait cru ou légumes souillés ou d’eau non potabilisée (puits, rivières).

Qu’est-ce qui rend la bactérie dangereuse ?



Les souches ECEH fabriquent des toxines, connues sous le nom de verotoxines ou de toxines de type Shiga en raison de leur ressemblance avec les toxines élaborées par Shigella dysenteriae. A l’intérieur de ce groupe de bactéries ECEH, les biologistes créent des sous-groupes d’après les réactions immunitaires que provoquent ces microbes (leurs antigènes déclenchant la production d’anticorps spécifiques par l’organisme humain). On parle alors de sérotype. O157 :H7 est le sérotype le plus fréquemment rencontré dans les flambées épidémiques liées à l’alimentation.

La souche isolée dans le nord de l’Allemagne appartient au sérotype O104. Elle n’a jamais été impliquée dans une épidémie. Elle est également à l’origine d’une épidémie de grande envergure avec plus de 200 personnes contaminées, toutes originaires ou ayant séjourné en Allemagne.

Quels sont les symptômes classiques ? Continuer la lecture de « Epidémie en Allemagne : quelles sont les conséquences d’une infection à E.Coli »

Du brocoli pour dire adieu aux ulcères et cancers de l’estomac

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/d256196590e7539ca14e5321e1b5902eth.jpgDes chercheurs des universités de Tokyo et de Baltimore ont mis au jour la faculté des pousses de brocoli à éliminer une bactérie responsable des ulcères et de certains cancers de l’estomac.

Les chercheurs ont étudié les cas de quarante-huit patients infectés par la bactérie Helicobacter pylori. Un premier groupe a reçu à manger soixante-dix grammes de brocoli de façon aléatoire pendant huit semaines, l’autre, l’équivalent en feuilles de luzerne. La présence de la bactérie en début, moitié et fin de traitement a été mesurée pour chaque groupe.

Les patients ayant mangé des pousses de brocoli présentaient une baisse significative de la présence de la bactérie. Celle-ci était en revanche la même chez les patients ayant mangé de la luzerne. Le sulforaphane, composé soufré du brocoli, serait l’explication de cette baisse. Son rôle protecteur serait lié à une combinaison de substances.

La bactérie Helicobacter pylori est responsable des ulcères de l’estomac et est mise en cause dans le développement du cancer de l’estomac puisqu’elle en attaque les parois. Le cancer de l’estomac est le deuxième cancer le plus commun et le deuxième plus meurtrier dans le monde.



Source : Maxisciences