Un lien établi entre pauvreté et retard de croissance chez l’enfant

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/e7e52d8223a762b096be56b7ad7ff4ee.jpgUniversité de Montréal, Canada – Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université de Montréal, une pauvreté continue au cours de la petite enfance aurait une incidence sur la taille des enfants âgés de 2 ans et demi à 4 ans et ce même dans les pays industrialisés.

Les chercheurs ont établi leurs statistiques dans le cadre de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec. Des mères de famille ont été interrogées deux fois au sujet de la taille de leurs enfants et de leur situation économique, une première fois alors que leurs enfants étaient âgés de deux ans et demi et la deuxième fois, alors qu’ils avaient atteint l’âge de quatre ans. Une nouvelle « mesure de pauvreté » a été établie en demandant à 1 929 mères si elles avaient manqué d’argent pour subvenir aux besoins essentiels de leurs enfants, c’est-à-dire pour la nourriture, le logement, le chauffage, les vêtements, les médicaments et le transport.

La recherche est une collaboration entre Zéphyre Ehounoux, un étudiant en maîtrise au Département de médecine sociale et préventive de l’université de Montréal, et les professeures Louise Séguin, Maria-Victoria Zunzunegui, Lise Gauvin, ainsi que de la chercheuse Béatrice Nikiema.

« Les enfants provenant de familles moins bien nanties qui ne peuvent couvrir leurs besoins essentiels risquent d’accuser un retard de croissance », souligne Louise Séguin, ajoutant que cette tendance s’avère après avoir pris en compte les facteurs que constituent la taille de l’enfant à la naissance, le rang de naissance, la santé de la mère et son éducation.

« Le Canada est un pays industrialisé possédant des garderies accessibles et un système de santé public et universel. Cela n’empêche pas qu’il y ait des inégalités en santé intimement liées à la pauvreté », ajoute la professeure Maria-Victoria Zunzunegui, précisant que les inégalités décrites se traduiraient par une déficience nutritionnelle, des conditions de vie malsaines pouvant causer des maladies respiratoires comme l’asthme, qui affecte la croissance de l’enfant. De plus, les enfants pauvres sont souvent exposés à de multiples enjeux psychosociaux pouvant causer un stress chronique qui affecte leur santé ainsi que leur taille.

« Notre étude démontre le besoin de nouvelles politiques économiques pour supporter les parents de milieux défavorisés ayant de jeunes enfants afin que les besoins de base de ces derniers soient assurés à court et à long termes, leur assurant ainsi un développement optimum », conclut Louise Séguin.

Source : Maxisciences

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