Vers une médecine personnalisée

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/33694e1219e0d6c7514ebddf6754bab8th.jpgD’ici quelques années, il sera possible de déterminer exactement le bon médicament qui convient à chaque patient selon son profil génétique. Encore à ses balbutiements, cette révolution est en cours à Montréal.



L’Institut de cardiologie de Montréal, en collaboration avec l’Université de Montréal, a inauguré son centre de pharmacogénomique lundi, devenant du coup un leader mondial en la matière.

Les recherches menées au centre permettront de passer d’une médecine réactive, où un même médicament est donné à tous les patients, à une médecine préventive et personnalisée.

«Grâce à un test génétique, avec votre terrain génétique, nous pourrons prédire quel médicament sera le plus approprié pour vous», explique le directeur du Centre de recherche de l’Institut de cardiologie, le Dr Jean-Claude Tardif.

Cette nouvelle technologie permettra d’éviter les effets secondaires, souvent nombreux. «Il faut réaliser que les effets secondaires des médicaments demeurent la cinquième ou sixième cause de mortalité et d’hospitalisation dans nos systèmes de santé nord-américains», poursuit le Dr Tardif.

Cette médecine personnalisée, du bon médicament au bon patient, en est encore à ses premiers balbutiements. Mais elle est utilisée par exemple chez les femmes atteintes d’un cancer du sein pour déterminer quelles sont celles qui réagiront bien au médicament Herceptin. C’est aussi le cas dans le traitement d’une forme de leucémie chronique.

Le Centre de pharmacogénomique Saucier-Beaulieu a vu le jour au coût de 13,3 millions. Québec a versé une contribution de 5,3 millions tandis que deux anciens diplômés de l’Université de Montréal, Michel Saucier et sa femme Gisèle Beaulieu, ont versé un don personnel de cinq millions.

«C’est vraiment dans ce secteur (de la pharmacogénomique) que les plus grandes trouvailles vont nous arriver dans les 50 prochaines années», a déclaré M. Saucier pour expliquer son implication.

Le centre a obtenu à ce jour 80 millions en subventions et concours divers pour la recherche. C’est le seul centre académique à être reconnu GLP (Good Laboratory Practice), un grade généralement réservé à l’industrie pharmaceutique, a déclaré le Dr Tardif.



Source : Cyberpresse

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