Le point sur la progression du virus en France La France métropolitaine semblait jusque-là relativement épargnée par la grippe A(H1N1). Mais le virus est là et bien là. Alors que le pays est confronté à une arrivée précoce de grippe saisonnière, la souche H1N1 apparaît d’ores et déjà comme la souche dominante.

En une semaine, selon les évaluations de l’institut de veille sanitaire (l’INVS), le seuil épidémique a été franchi, passant de 36.000 consultations pour grippe clinique à 52.300. Ces chiffres incluant les personnes qui consultent leur médecin pour symptômes éventuels, et celles touchées légèrement par le virus. Au final, l’INVS comptabilise environ 6000 cas de personnes atteint par le virus. A juste titre, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé ce jeudi “qu’on pourrait avoir un premier pic pandémique” de la grippe H1N1 “à la fin du mois de septembre”, n’excluant pas pour autant une “avancée par vagues”. Elle a estimé que c’était “la première grande semaine d’intensification”.

Au total, on recense en France 19 décès de malades porteurs du virus de la grippe A dont trois en métropole, et 161 épisodes de cas groupés selon l’INVS (visualisez les zones touchées avec la carte ci-dessus). Malgré tout, le virus ne se propage pas à une vitesse folle, si l’on compare aux chiffres typiques d’une épidémie en plein coeur de l’hiver. Cette semaine, un décès a été constaté chez un patient porteur du virus et atteint de maladies chroniques graves. Cinq patients restent hospitalisés en soins intensifs.