Une anomalie cérébrale serait à l’origine de la dyslexie

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/une-anomalie-cerebrale-serait-a-l-origine-de-la-dyslexie_s.jpgSelon des travaux menés par des chercheurs de l’Inserm et du CNR, une seule anomalie dans le cortex auditif du cerveau pourrait être à l’origine des trois principales difficultés rencontrées par les dyslexiques.

Associer une lettre à un son n’est pas aisé pour tout le monde. Et c’est cette difficulté à faire correspondre les graphèmes (lettres ou groupes de lettres)aux phonèmes (sons de la parole) qui caractérise la dyslexie. Cela entraîne notamment un trouble de l’apprentissage de la lecture qui peut être très handicapant. 

Selon des travaux menés par des chercheurs de l’Inserm et du CNRS et publiés dans la revue Neuron du 21 décembre, une seule anomalie dans le cortex auditif du cerveau pourrait être à l’origine des trois difficultés principales rencontrées par les dyslexiques. A savoir, réussir à manipuler mentalement des sons de parole, les difficultés de mémorisation à court terme (comme la capacité à répéter une liste de mots) et un ralentissement de la capacité de nommer rapidement des séries d’images.

Une sensiblité réduite du cortex gauche

Depuis longtemps, l’hypothèse majoritaire des scientifiques est que la dyslexie serait due à une anomalie du développement d’aires cérébrales impliquées dans la représentation et le traitement des sons de la parole (la phonologie). Lire la suite

Timidité : Une hormone miracle ?

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/timidite-une-hormone-miracle_s.jpgDes chercheurs de l’Université Concordia de Montréal ont publié dans la revue Psychopharmacology, une étude démontrant qu’une hormone serait la clé d’une ouverture sociale pour les plus timides d’entre nous.

Un remède pour vaincre la timidité ? Des chercheurs assure avoir eu du nez. Un vilain jeu de mot puisque – qui l’eût cru – les auteurs de cette étude canadienne proposent de s’injecter de l’ocytocine dans les narines pour aider les introvertis dans leurs relations sociales. Cette hormone secrétée naturellement par l’hypophyse, notamment lors de l’accouchement des femmes, serait également étudiée pour traiter les phobies sociales et l’autisme. L’ocytocine facilite la perception des sentiments, ainsi elle favorise l’altruisme, la confiance, la cordialité et l’ouverture d’esprit, selon les chercheurs.

Questionnaire sur les expériences émotives



« Nos travaux montrent que l’ocytocine peut modifier la manière dont les gens se perçoivent, et accroître leur sociabilité », commente dans un communiqué Mark Ellenbogen qui a dirigé l’étude. Lire la suite

L’aspirine préviendrait le cancer colo-rectal

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/l-aspirine-previendrait-le-cancer-colo-rectal_s.jpgLes patients à très haut risque génétique pourraient en bénéficier.



L’espoir d’un traitement préventif du cancer anime tous les chercheurs mais aussi les personnes présentant des risques élevés. C’est le cas de celles atteintes du syndrome de Lynch, une anomalie génétique qui augmente considérablement le risque de cancer, notamment colo-rectal mais aussi d’autres organes comme l’endomètre. Dans ce syndrome rare, mais qui reste la cause la plus fréquente de cancers colo-rectaux héréditaires, les patients doivent notamment subir des coloscopies au maximum tous les deux ans dès l’âge de 20 ans. L’objectif est bien sûr de détecter précocement le cancer colo-rectal dont on sait qu’il frappera plus d’un de ces malades sur trois.

L’étude publiée vendredi dans la revue internationale The Lancet, devrait redonner un peu d’espoir à ces patients pour qui l’âge moyen de découverte d’un cancer colo-rectal est de 42 ans (parfois même avant 25 ans). Ce travail démontre en effet le rôle préventif de l’aspirine. Sur plus de 850 personnes, la moitié prenant de l’aspirine et l’autre moitié un placebo, il apparaît que les malades ayant pris chaque jour 600 mg d’aspirine pendant 2 ans ont vu leur risque de cancer colo-rectal réduit d’un tiers par rapport à ceux prenant un placebo (produit inactif). Et cela sans effets indésirables particuliers. Les auteurs ont observé 18 cancers pour 427 patients dans le groupe sous aspirine contre 30 pour 434 patients sous placebo. Lire la suite

Un « pancréas artificiel » testé pour la première fois chez un diabétique

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/un-pancreas-artificiel-teste-pour-la-premiere-fois-chez-un-diabetique_s.jpgUn diabétique vivant à Montpellier a été l’un des deux premiers patients à tester un système de pompe à insuline portable. Ce « pancréas artificiel » lui a permis de vaquer à ses occupations sans avoir à se soucier de son traitement.



Les piqûres d’insuline pourraient devenir un lointain souvenir pour de nombreux diabétiques. C’est du moins ce que suggère une expérience totalement inédite réalisée chez un patient montpelliérain. Ce diabétique âgé de 58 ans a été le premier en France à tester l’invention présentée à un congrès dédié aux technologies du diabète, organisé du 27 au 29 octobre à San Francisco. Sorte de « pancréas artificiel », celle-ci lui a alors permis d’aller au restaurant, de dormir à l’hôtel et de passer une matinée sans avoir à se soucier de son traitement, tandis que sa vie était auparavant dictée par des mesures de son taux de glucose sanguin et un apport permanent en insuline, rapporte Le Point.

Concrètement, l’invention est un système de pompe à insuline portable qui est capable de s’auto-réguler. Pour cela, un appareil de mesure placé sous la peau relève de manière continue les concentrations de glucose et communique les résultats à un système de contrôle informatique installé dans un smartphone. Au vu de ces données, ce dernier transmet alors à la pompe la quantité d’insuline qu’elle doit administrer pour maintenir la glycémie à des niveaux convenables. Le dispositif élimine ainsi la nécessité de multiples tests sanguins, des injections d’insuline et allège donc le fardeau quotidien associé à la gestion du diabète, relève Santé log. Lire la suite

Le python birman pour lutter contre les maladies cardiaques ?

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/le-python-birman-pour-lutter-contre-les-maladies-cardiaques_s.jpgDes chercheurs américains ont publié une étude qui suggère que le python birman, un des plus grands serpents au monde, pourrait aider à mettre au point de nouveaux traitements permettant de lutter contre les maladies cardiaques humaines.



Le python birman est un serpent pouvant atteindre neuf mètres de long et peser jusqu’à 90 kilogrammes. Capable d’avaler une biche ou même un alligator, ce reptile sécrète des acides gras ayant de véritables propriétés cardiaques. En effet, de précédentes études ont montré que la masse du cœur des pythons birmans augmentait de 40% dans les 24 à 72 heures suivants un important repas et que l’activité de leur métabolisme était multipliée par quatre immédiatement après avoir avalé leur proie.

Les pythons, qui peuvent jeûner pendant un an avec peu d’effets néfastes sur leur santé, voient leur cœur quasiment doubler de taille après un repas. Ainsi, tandis que cet accroissement de la masse du muscle cardiaque est similaire chez certains athlètes, les scientifiques jugent qu’étudier le cœur des pythons pourrait grandement aider dans les recherches qui visent  à améliorer la santé cardiaque des humains.

C’est ainsi qu’une équipe de l’université du Colorado, en se penchant de plus près sur ces reptiles, a constaté que les pythons produisaient des quantités de triglycérides 50 fois supérieure à la normale un jour après avoir englouti leur proie. Ces acides gras constituent l’élément principal permettant de former des graisses et des huiles naturelles, rappelle TV5monde.

Un coeur en bonne santé malgré les graisses Lire la suite

Un vaccin contre le paludisme réduit le risque d’infection chez les enfants

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/un-vaccin-contre-le-paludisme-reduit-le-risque-d-infection-chez-les-enfants_s.jpgMardi, des chercheurs britanniques ont dévoilé les premiers résultats d’un essai clinique de phase III d’un vaccin contre le paludisme. Celui-ci a permis de diminuer le risque d’infection chez des enfants africains en bas âge d’environ 50%.



Un jour seulement après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que d’ici 10 ans un tiers des pays actuellement touchés par le paludisme auront éliminé la maladie, c’est une autre bonne nouvelle qui a été annoncée hier par des chercheurs lors du Forum sur le paludisme organisé à Seattle aux Etats-Unis. Le groupe britannique GlaxoSmithKline a en effet mis au point un vaccin baptisé RTS,S qui vient tout juste de faire l’objet d’un essai clinique de phase III dans sept pays d’Afrique subsaharienne. Un essai dont les résultats se sont avérés très prometteurs pour cette maladie qui tue encore 781.000 personnes par an dont une grande majorité des enfants en bas âge de cette région d’Afrique.

En tout, 6.000 enfants âgés de 6 à 17 mois ont été vaccinés et suivis sur une période de 12 mois. Les chercheurs ont ainsi constaté que trois doses de RTS,S  permettait de réduire le risque d’infection par le paludisme de 56% et de 47% pour la forme la plus grave qui s’attaque aux organes comme le cerveau, les reins et s’avère souvent fatale. Lire la suite

Le système immunitaire dopé par les légumes verts

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/le-systeme-immunitaire-dope-par-les-legumes-verts_s.pngUne équipe de chercheurs a révélé l’influence de la consommation de légumes verts sur le système immunitaire. En privant des souris de ces légumes durant trois semaines, ils ont constaté qu’elles pouvaient perdre jusqu’à 80 % des cellules immunitaires de l’intestin. Une découverte qui pourrait améliorer la santé des personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques intestinales.

Une étude publiée le 13 octobre dans la revue Cell conseille de ne pas lésiner sur la consommation de légumes verts. Des chercheurs du Babraham Institute de Cambridge sont arrivés à la conclusion que les légumes verts favorisent certains globules blancs qui contribuent au bon fonctionnement du système immunitaire.

Cette étude a montré que les lymphocytes intraépithéliaux, présents dans les légumes verts, s’assurent que les cellules immunitaires de l’intestin et de la peau fonctionnent correctement. Lire la suite

Ténofovir, un gel microbicide efficace contre le VIH et le virus herpès

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/tenofovir-un-gel-microbicide-efficace-contre-le-vih-et-le-virus-herpes_s.jpgSi la plupart des infections sexuellement transmissibles (IST) sont souvient liées les unes aux autres, ce rapport est d’autant plus étroit entre l’infection par le VIH et celle par le virus herpès (HSV). Cette dernière facilite non seulement la contamination par le VIH, mais elle favorise aussi sa propagation dans l’organisme. D’après les travaux menés par des chercheurs belges, italiens, et américains, publiés dans la revue Cell Host & Microbe, le microbicide ténofovir utilisé sous forme de gel vaginal permettrait de réduire les risques d’infection par le VIH, mais aussi de contracter un herpès génital.

Graciela Andrei et ses collègues ont testé pour la première fois, sous forme de gel vaginal, le microbicide Ténofovir, un analogue nucléosidique de la transcriptase inverse, sur 900 femmes vivant en Afrique du Sud. Les chercheurs ont très vite constaté que ce dernier, à l’instar de leur hypothèse, réduisait considérablement les risques d’infection par le VIH, mais contre toute attente, qu’il permettait aussi de diminuer les risques de contracter un herpès génital. Lire la suite

Le maquillage influence la perception de compétence

Les femmes qui se maquillent sont perçues comme plus attrayantes, sympathiques, compétentes et fiables, selon une étude publiée dans la revue scientifique Plos One.

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/le-maquillage-influence-la-perception-de-competence_l.jpg

La chercheuse en psychologie Nancy Etcoff de l’Université Harvard et ses collègues ont mené cette étude avec 25 femmes d’origines diverses, âgées de 20 à 50 ans, prises en photo sans maquillage et avec des maquillages « naturel », « professionnel » et « glamour ».

149 hommes et femmes ont regardé les photos pendant 250 millisecondes, le temps nécessaire pour s’en faire un rapide jugement et 119 autres personnes les ont regardé aussi longtemps qu’elles le souhaitaient. Dans les deux cas, les observateurs ont jugé que les femmes maquillées semblaient plus compétentes.

Les personnes qui ont pu regarder les photos le temps qu’elles le souhaitaient ont toutefois jugé que les femmes portant le maquillage « glamour » semblaient moins fiables que celles sans maquillage. Mais toujours plus compétentes…

Source : Psychomedia

Le QI peut sensiblement varier durant l’adolescence

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/le-qi-peut-sensiblement-varier-durant-l-adolescence_s.gifPubliée dans Nature, une étude expérimentale britannique montre, sur le long terme, que les capacités intellectuelles peuvent varier de façon importante chez un même individu, entre 14 et 18 ans. Une donnée à prendre en compte dans le système éducatif, selon les chercheurs.



Une équipe dirigée par le Pr Cathy Price, du Centre de neuro-imagerie à l’University College de Londres, a mené une étude à long terme sur les capacités intellectuelles de 19 garçons et 14 filles, évaluées à l’âge de 14 ans (en 2004). Puis ils ont réalisé les mêmes travaux sur les mêmes personnes, à l’âge de 18 ans (en 2008). Tous ont ainsi passé des tests de quotient intellectuel (QI) dit ‘verbal’ (culturel) et de QI dit ‘performances’ (raisonnement spatial) parallèlement à des scanners du cerveau. Ce qui a permis d’accorder à l’étude une grande crédibilité selon les chercheurs.

Résultats : un changement de QI verbal a été trouvé chez 39% de ces adolescents, et de QI ‘performances’ chez 21% d’entre eux. Des variations qui se sont avérées être positives ou négatives en fonction des sujets. Lire la suite