Le Royaume-Uni autorise le Botox en traitement réventif de la migraine

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/le-royaume-uni-autorise-le-botox-en-traitement-reventif-de-la-migraine_s.jpgLe groupe pharmaceutique américain Allergan a annoncé vendredi que son célèbre Botox, utilisé jusqu’à présent dans la prévention des rides, avait reçu une autorisation au Royaume-Uni comme traitement préventif de la migraine, une première mondiale.

Seuls les patients déclarés atteints de migraine chronique (c’est-à-dire atteints de maux de tête au moins quinze jours par mois dont huit de migraine) y auront droit, soit quelque 700.000 personnes au Royaume-Uni.

Allergan note « l’effet dévastateur » de ce problème sur les malades et leurs familles.

Cette autorisation est délivrée après une étude ayant porté sur 1.384 patients adultes atteints de migraine chronique, auxquels ont été administrés par de multiples injections dans les muscles de la tête et du cou, soit du Botox, soit un placebo.

Au début du traitement, le groupe de personnes ayant reçu du Botox avaient 19,1 jours de migraine par mois en moyenne, et le groupe ayant reçu un placebo 18,9 jours. Vingt-quatre semaines plus tard, ceux ayant reçu le traitement avaient 8,2 jours de migraine en moins, et ceux ayant reçu le placebo 6,2.

En ce ce qui concerne les maux de tête en général, 47,1% des personnes sous Botox ont rapporté une réduction supérieure ou égale à 50% du nombre de jours où elles en étaient frappées, contre 35,1% des personnes sous placebo. Cinquante-six semaines après le début du traitement, près de 70% des personnes sous Botox ont rapporté une réduction supérieure ou égale à 50% du nombre de leurs jours de migraine.

Mercredi, les laboratoire britannique GlaxoSmithKline et américain XenoPort avaient déploré des résultats décevants aux essais d’un autre traitement traitement prophylactique de la migraine, son effet ne paraissant pas probant par rapport à celui d’un simple placebo. Ils avaient estimé que cet échec était « peut-être la conséquence d’un taux de réponses positives à l’administration du placebo inhabituellement élevé ».

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