Homosexualité : innée plutôt qu’acquise Une équipe de chercheurs en neuro-endocrinologie de l’université de Liège, menée par le Pr Balthazart, affirme que l’homosexualité a des racines génétiques. A l’occasion de la sortie de son livre sur la question, le Pr Balthazart entend émettre un avis tranché à la lumière d’une étude fouillée.

Le Pr Balthazart affirme : “On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être. Une partie des facteurs de l’homosexualité est génétique, c’est la partie que l’on connaît le moins bien”. Trois types de facteurs seraient impliqués dans l’orientation sexuelle : une partie génétique, une partie hormonale, et une partie immunologique, liée à une “réaction immunitaire développée par la mère contre l’embryon de sexe mâle”.

Des études suggèrent qu’un stress important subi par la mère peut déséquilibrer les hormones de l’embryon et influencer durablement son orientation sexuelle. L’embryon serait exposé à trop d’hormones masculines pour les femmes et pas assez pour les hommes. A l’âge adulte se développerait alors des “caractéristiques comportementales du sexe opposé”.

Ces modifications hormonales pourraient même être provoquées artificiellement après la naissance. Mais le Pr Balthazart insiste sur l’absence de facteur psychanalytique dans l’homosexualité. Pour lui, des facteurs biologiques déterminent les comportements sexuels de l’enfant avant même sa naissance et quel que soit son sexe.

Source : Maxisciences