Risques du portable : une étude plutôt rassurante

http://www.sante-decouverte.com/wp-content/uploads/imgsd/risques-du-portable-une-etude-plutot-rassurante_s.jpgLe nombre de cancers du cerveau dans quatre pays nordiques n’a pas crû avec l’arrivée du mobile.

Alors que la bataille bat son plein sur les éventuels risques des antennes-relais, contestés par nombre de scientifiques, mais mis en avant par certaines associations, le débat sur les dangers du téléphone portable, mis en sourdine, risque d’être relancé avec la publication espérée pour la fin de l’année de la grande étude internationale Interphone réalisée sous l’égide de 37 scientifiques dans 13 pays.

En l’attendant, vient d’être publiée une autre enquête, de moindre envergure, dans le Journal of The National Cancer Institute, analysant l’évolution du nombre des tumeurs cérébrales entre 1974 et 2003 au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède. L’objectif est de vérifier si l’introduction du téléphone portable au début des années 1990 s’est accompagnée d’un accroissement des tumeurs cérébrales. En clair d’examiner les courbes d’évolution du nombre de cancers du cerveau pour voir s’il y avait eu une «cassure» coïncidant avec l’apparition des mobiles.

Plusieurs facteurs

Les résultats sont plutôt rassurants. En utilisant les registres des cancers de ces quatre pays, les chercheurs se sont intéressés aux 59 984 hommes et femmes de 20 à 79 ans qui ont souffert d’un gliome ou d’un méningiome, les deux tumeurs principales du cerveau, au cours des trente années de surveillance. Les résultats montrent qu’entre 1974 et 2003, le nombre de nouveaux cas de gliome a augmenté de 0,5 % par an chez l’homme et de 0,2 % chez la femme. Pour le méningiome, la croissance a été de 0,8 % pour l’homme et 3,8 % pour la femme au début des années 1990. Cette augmentation régulière tient à plusieurs facteurs. Au milieu des années 1970, l’apparition des scanners a révolutionné le diagnostic des tumeurs cérébrales, tout comme l’arrivée au milieu des années 1980 de l’imagerie par résonance magnétique nucléaire. Par ailleurs, l’accroissement de l’espérance de vie dans tous les pays d’Europe de l’Ouest a contribué à l’élévation du nombre de tous les cancers.

Les auteurs concluent : «Nous n’avons détecté aucun changement clair dans le nombre de cancers du cerveau entre 1998 et 2003. Ce chiffre était soit stable dans certaines catégories d’âge, soit en légère diminution dans d’autres ou continuait à s’accroître, avec une augmentation qui a commencé bien avant l’introduction du mobile. Nous n’avons pas trouvé d’augmentation de cancers du cerveau en lien avec le téléphone portable.»

Les résultats préliminaires d’Interphone vont dans le même sens, avec une zone d’ombre pour les gros utilisateurs. Les auteurs, estiment qu’un risque ne peut pour autant être totalement éliminé, soit parce que trop faible pour être détecté avec les outils épidémiologiques actuels, soit parce que le recul est insuffisant. Enfin, cette étude ne s’est pas penchée sur le cas des enfants, grands utilisateurs de portables pour lesquels la plus grande prudence est recommandée.

Source : Le Figaro Santé

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